French poem
Ii
by Stuart Merrill (1863–1915)
Des fleurs du soir plein tes mains, Tous les cieux dans tes yeux, Et lespoir des lendemains Dans les yeux et les cieux,
Tu vins par la plaine jaune En ce froid mois dautomne, O la donneuse daumône Dont le pauvre s'étonne.
Chantons de vieilles chansons Pour lamour du passé, Et tels des enfants lançons Tes fleurs au jour lassé.
On dit que sur la montagne Tombe déjà la neige, Mais quimporte à qui regagne Lâtre où le feu sabrège?
Ce sera bientôt pour nous Baisers et bon sommeil, Mienne, et dans nos bras jaloux Loubli du vieux soleil.