French poem
I
by Stuart Merrill (1863–1915)
Au bord de la lointaine grève Où nous conduisit la Chimère, Puisez dans la coupe du rêve, O mes frères, cette onde amère.
En l'azur du soir les sirènes Nous chanteront, surnaturelles, Lhistoire des rois et des reines Qui moururent damour pour elles.
Oubliez le casque et lépée Dont la cime et la lame en flamme Tonnèrent dans maintes épopée. Vainement, pour lOr et la Femme.
Cest ici le pays du rêve; Abreuvez-vous de ronde amère, O frères, au bord de la grève Où nous conduisit la Chimère.