French poem
Au Roy. Estreine
by Théophile de Viau (1590–1626)
Le dessein que j’avois de saluer le roy, Et de lui faire un don de mes vers et de moy, D’une vieille coustume aux presens ordonnée, Attendoit que le temps recommençast l’année. Mais mon juste devoir ne s’est peu retenir : Je trouve que ce jour est trop long à venir, Et ce n’est point icy le temps ny la coutume, À qui je donne loy de gouverner ma plume : Quelque jour de l’année où je respire l’air, C’est de ce fils des dieux de qui je dois parler. Mon ame en adorant à cest objet s’arreste,