French poem
Le prélude
by Tristan L’Hermite (1601–1655)
IE n’escry point icy l’embrazement de Troye, Ses larmes, ses souspirs, & ses cris éclatans, Ny l’effroy qui saisit ses tristes habitans Lors que des Grecs vainqueurs ils se virent la proye.
I’y dépeins seulement les pleurs dont ie me noye, Le feu qui me consume, & les deuoirs constans Qu’auecque tant de soing i’ay rendus si long temps À celle dont l’orgueil au sepulcre m’enuoye.
Außi ie n’atten pas que le bruit de mes vers, Portant ma renommée au bout de l’Vniuers, Estande ma memoire au delà de ma vie :
I’en veux moins acquerir d’honneur que d’amitié, Les autres ont dessein de donner de l’enuie, Et le point où i’aspire est de faire pitié.