Versos French Abraham de Vermeil Sonnet, A. D. De Bervy Baron de Villeneuve

French poem

Sonnet, A. D. De Bervy Baron de Villeneuve

by (1589–1620)

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 BAron, ie regrettois tes deux yeux outragez Par l’horrible mousquet dont la fiere tẽpeste Perça de part en part tõ heaume & ta teste, Quand Laon veid à ses pieds tant d’escadrons rangez.  Mais helas ! mes poumons fierement rauagez Par le cruel guerrier dont ie suis la conqueste, Se plaignent que mes yeux sont cause de leur peste, Et que par leur fureur mes flancs sont saccagez.  Ie ne te plains donc plus, bien que ie plains encore, Mais ie me plains voiant la beauté que i’adore Maudissant iour & nuict l’ire de sa durté.  O bien-heureux celui qui ne void ces merueilles, Et plus-heureux encor qui n’a œil ni oreilles ! il retient pour le moins la douce liberté.

A. D. V.