French poem
Frontispice
by Louis Chadourne (1890–1925)
Entre deux roses qui se fanent L’Amour penche le sablier ; Et la bouche qui souriait Devient la bouche qui ricane.
« Écoute la chanson légère » Que fait, en s’écoulant, le sable, Et crispe ta main sur le verre Pour maîtriser l’insaisissable.
Ma jeunesse fuit : ta beauté S’efface. De nos deux images Restera ce qu’il est resté De l’ombre errante du nuage.
Le vent du soir courbe la flamme Demeurons, Amour : il suffit D’un baiser pour étouffer l’âme Vaine quêteuse d’infini.