French poem
Automne
by Marie Krysinska (1857–1908)
Les feuilles se sont fanées Aux ramures enchantées Les voici, folles, tournoyantes Avec une chanson dolente.
Les fleurs aux vives teintes Toutes se sont éteintes Et, sur le gazon jauni Gît un oiseau tombé du nid.
Ah ! pour Adam, cette première Vision de la Mort Est la prédiction amère D’un implacable sort.
Mais Ève sourit au milieu des pleurs versés Ayant senti dans son sein tressaillir La future Humanité.
Tout doit mourir Mais tout renaît.