French poem
À l’américaine, ô gué
by Paul Avenel (1823–1902)
Paris, la grande cité, La chose est certaine, Acclame la liberté Comme souveraine. Les patriotes français Voudraient vivre désormais : À l’américaine Ô gué ! À l’américaine !
Canrobert avec son rrran, La chose est certaine, Prouve son amour du sang. Quel croquemitaine ! Mais le peuple a ses instincts De l’empire bien distincts… À l’américaine etc.
Aujourd’hui les calotins, La chose est certaine, Donnent la main aux chauvins En buvant leur haine ; Pour sortir de cet enfer Faut-il donc un revolver : À l’américaine etc.
Alors l’armurier Galand La chose est certaine, Est pour nous par son talent Une bonne aubaine Car, ses revolvers mignons Deviendront nos compagnons : À l’américaine etc.
Nous rirons des guets-apens, La chose est certaine, Que tendent les chenapans Dont la ville est pleine ; Avec ces beaux joujoux-là Bandits, ou vous mouchera : À l’américaine, etc.